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Fabriquer son compost

Mon tas de compost est installé au fond du jardin, sous les noisetiers. Il semble se plaire à cet endroit car je récupère tous les ans plusieurs mètres cube de cet engrais idéal, parfaitement équilibré dans sa composition.

La ville, dans un souci citoyen, fournit des silos en bois ou en plastique tout fait, mais après avoir essayé le modèle en bois, j’ai décidé de le démonter pour le remplacer par un silo de ma fabrication. Le premier, trop petit pour la somme de déchets que le jardin et la famille produisent, a été offert à un ami jardinier qui le trouve fort utile pour la taille de son petit jardin de ville.
Mon composteur fait environ deux mètres de long sur autant de large. Il s’agit davantage d’un espace qui trouve des limites naturelles, que d’un bac fabriqué. Le mur de clôture lui sert de fond, la base de la touffe de noisetiers de côté, et il est accessible aussi bien sur le devant que sur le derrière grâce à un jeu de barrières en bois escamotables. Cela me permet d’alterner plus facilement les endroits de prélèvement. Evidemment, retourner régulièrement le tas permet d’accélérer le processus de décomposition, mais cette tâche est très fatigante car les végétaux pèsent lourd à bout de bras de femme ! Alors, j’essaie de trouver des alternatives à ce travail ingrat.

Fermé par des barrières amovibles des deux cotés, le tas est accessible facilement et permet d'utiliser la partie déjà fermentée.

Fermé par des barrières amovibles des deux cotés, le tas est accessible facilement et permet d'utiliser la partie déjà fermentée, alors que l'autre reste en place.

Le compost ne devrait plus laisser indifférent tout jardinier qui se respecte : c’est la solution miracle à l’épineux problème des restes.
Et faire son propre compost est un jeu d’enfant : il s’agit simplement de rassembler dans un petit seau approprié disposé à proximité de la maison, tous les déchets produits par la cuisine (épluchures diverses, coquilles d’œufs, marc de café, sachets de thé, boîtes d’œufs en carton, cendres de bois non traité…) et d’aller l’étaler sur le tas avec les déchets du jardin (tontes de pelouses, résidus de haies aux feuillages « souples », feuilles mortes…). Il faut seulement veiller à exclure les mauvaises herbes montées à graines, les végétaux malades, les pelures de fruits traités, les feuilles trop raides, type laurier du Caucase, le papier journal dont les encres sont toxiques et les bois de trop fortes sections…

Ce petit seau à couvercle est très utile pour y reccueillir les déchets verts de cuisine qui seront ensuite vidés sur le gros tas.

Ce petit seau à couvercle est très utile pour y recueillir les déchets verts de cuisine qui seront ensuite vidés sur le gros tas

Toutefois, les tontes de gazon sont difficiles à composter en été : sèches, elles ont tendance à s’agglomérer en paquets de foin qui ne se compostent pas ; humides, elles pourrissent sans rien apporter… L’idéal est d’alterner les couches de gazon avec d’autres végétaux et d’ajouter un activateur de compost d’origine végétale qui stimule l’activité des micro-organismes.
Avec le ver du fumier qui vit sous les écorces, le lombric est le plus commun. On le retrouve dans tous les sols pourvus de matière organique où il joue un rôle essentiel dans le cycle de l’humus, et donc la fertilité du sol. Introduites dans le compost, ces deux espèces accélèrent le processus de transformation des débris organiques ; elles sont très facilement reconnaissables : le ver de terre est plus long, plus épais, plus sombre que le ver du compost, fin, de couleur rougeâtre et souvent emmêlé en « nœuds de vers » grouillants.
Quel que soit le type de silo choisi, il est indispensable que l’air et l’eau circulent dans le tas pour que les plantes soient prises en charge par toute une chaîne d’êtres vivants au niveau du sol, de la limace au lombric, en passant par des champignons microscopiques et des bactéries. Sans ce processus naturel, reproduit dans son silo par le jardinier, la planète finirait par étouffer sous ses propres déchets…

Le tas de compost comprte deux parties : celle qui est présentée peut etre utilisée immédiatement. La couleur brune et la bonne odeur de sous-bois indique sans erreur qu'il fera du bien à la terre...

Le tas de compost comporte deux parties : celle qui est présentée peut être utilisée immédiatement. Sa couleur brune et la bonne odeur de sous-bois qui s'en dégage indiquent sans erreur que cette manne fera du bien à la terre...

L'autre moitié du tas doit encore fermenter... Les déchets sont verts et pas décomposés. Patience...

L'autre moitié du tas doit encore fermenter... Les déchets sont verts et entiers, signe de leur trop grande jeunesse. Patience...

En moins de six mois, on peut obtenir un compost utilisable. Au contraire du dessus du tas qui présente des végétaux encore entiers, chauds si on les touche, voire fumants aux premiers jours de froid, le fond du tas est brun, friable et dégage une bonne odeur de mousse et de forêt.

Et quel plaisir d’apporter au sol la nourriture que l’on a confectionné pour lui avec amour…

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