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Le Domaine de Marie-Antoinette

C’est Louis XV, encouragé par Madame de Pompadour, qui fait réaliser une extension de Trianon qui répond à l’intérêt qu’il marque à la zoologie et surtout à la botanique.  Le Pavillon français, lieu de repos et de collation, le Pavillon frais, salle à manger d’été où on dégustait les produits du potager et le Petit Trianon vont couronner la composition du nouveau jardin français.

Mais c’est Marie-Antoinette qui lui donnera toute son ampleur…

La reine Marie-Antoinette : un portrait bien connu...

La reine Marie-Antoinette : un portrait bien connu...

Ce « Jardin des plantes », crée par les jardiniers Richard et Fils et le botaniste B. de Jussieu, a été conçu à l’origine  pour l’usage privé de Louis XV et Madame de Pompadour.

La reine Marie-Antoinette va ensuite en faire son séjour préféré transformant à l’anglaise une partie du strict jardin de Louis XV.

Le Petit Trianon

Le Petit Trianon

La chambre de la reine

La chambre de la reine

Un des plus beaux théâtres historiques d'Europe révèle un aspect méconnu de la reine. Dissimulé dans le jardin, le bâtiment ne paye pas de mine... Mais à l'intérieur, tout change... On s'attend à voir entrer en scène Marie-Antoinette. Ses domestiques sont assis à la place des spectateurs et elle joue dans "Le roi fermier"... Les décors sculptés sont en carton-pâte et l'intérieur de la salle est tendu de bleu. La reine va jouer pendant cinq ans et tiendra son dernier rôle en 1785 dans "Le barbier de Séville" de Beaumarchais.

Un des plus beaux théâtres historiques d'Europe révèle un aspect méconnu de la reine. Dissimulé dans le jardin, le bâtiment ne paye pas de mine... Mais à l'intérieur, tout change... On s'attend à voir Marie-Antoinette entrer en scène... Ses domestiques sont là, assis à la place des spectateurs et elle joue dans "Le roi fermier"... Les décors sculptés sont en carton-pâte et l'intérieur de la salle est tendue de bleu. La reine va jouer pendant cinq ans et tiendra son dernier rôle en 1785 dans "Le barbier de Séville" de Beaumarchais... Dehors, la révolte commence déjà à gronder...

Le salon de musique de la reine

Le salon de musique de la reine : quelle merveille !

Suivant l’exemple du Prince de Condé à Chantilly, la reine veut également avoir son propre village pour jouir des plaisirs de la campagne avec ses enfants. Le hameau de style normand s’inspirera des dessins d’un peintre, Hubert Robert.

Le Belvédère : un autre lieu dédié à la musique en plein air...

Le Belvédère : un autre lieu dédié à la musique en plein air...

Pour se rendre au Hameau de la reine, on parcourt un chemin qui serpente dans un décor valloné et fleuri. Ici, une allée de prunus en fleurs...

Pour se rendre au Hameau de la reine, on parcourt un chemin qui serpente dans un décor vallonné et fleuri. Ici, une allée de prunus en fleurs...

Et puis soudain, comme sorti de nulle part, le Hameau apparaît, irréel...

Et puis soudain, comme sorti de nulle part, le Hameau apparaît, irréel...

Marie-Antoinette possédait sa propre maison, celle-là, la seule à avoir un toit couvert de tuiles. Le rez-de-chaussée était occupé par une salle à manger. A l'étage, se trouvaient une salle des gardes, un salon et un cabinet de jeu. Cette maison était luxueusement meublée par des ébénistes de talent : Georges Jacob et Jean-Henri Riesener. Marie-Antoinette conviait ici ses intimes qui s'amusaient dans un décor rustique recréé de toutes pièces... Et pendant ce temps, à l'extérieur, les gens mouraient de faim... La grange (aujourd'hui détruite) servait de salle de bal. On peut encore voir, magnifiquement conservés, le moulin avec sa roue à eau, la Maison du Garde, le colombier et le réchauffoir (cuisine de l'époque).

Marie-Antoinette possédait sa propre maison, celle-là... C'était la seule à avoir un toit couvert de tuiles. Le rez-de-chaussée était occupé par une salle à manger. A l'étage, se trouvaient une salle des gardes, un salon et un cabinet de jeu. Cette maison était luxueusement meublée par des ébénistes de talent : Georges Jacob et Jean-Henri Riesener. Marie-Antoinette conviait ici ses intimes qui s'amusaient dans un décor rustique recréé de toutes pièces... Et pendant ce temps, à l'extérieur, les gens mouraient de faim... La grange (aujourd'hui détruite) servait de salle de bal. On peut encore voir, magnifiquement conservés, le moulin avec sa roue à eau, la Maison du Garde, le colombier et le réchauffoir (cuisine de l'époque).

La maison de la reine, vue de derrière : un très beau jardin, constitué de carrés bordés de buis pllantés de légumes et de vivaces, s'offrre à la vue...

La maison de la reine, vue de derrière : un très beau jardin, constitué de carrés bordés de buis et plantés de légumes et de vivaces, s'offre à la vue...

Les carrés du jardin de la reine, vus sous un autre angle...

Les carrés du jardin de la reine, vus sous un autre angle...

Mais que pouvait-il y avoir à l'intérieur de la maison : la visite n'est pas ouverte au public et on en reste aux supputations en regardant les vieux sols à damiers noirs et blancs, agrémentés de cabochons et les boiseries où persiste une certaine idée du confort, à une époque ou seuls les puissants pouvaient se l'offrir...

Mais que pouvait-il y avoir à l'intérieur de la maison ? La visite n'est pas ouverte au public et on en reste aux supputations en regardant les vieux sols carrelés de dallages à cabochons, et les boiseries où persistent une certaine idée du confort, à une époque ou seuls les puissants pouvaient se l'offrir...

Le moulin, avec sa roue à eau...

Le moulin, avec sa roue à eau...

Le colombier...

Le colombier...

La laiterie de propreté, avec sa belle table en marbre blanc, refaite sous Napoléon...

La laiterie de propreté, avec sa belle table en marbre blanc, refaite sous Napoléon...

On ouvre grand les yeux et on regarde, éblouis...

On ouvre grand les yeux et on regarde, éblouis...

Enfin, entre 1804 et 1850, le Petit Trianon sera restauré, remeublé et successivement occupé par la sœur de Napoléon 1er, l’Impératrice Marie-Louise et le Duc d’Orléans. Sous l’empire, le Hameau sera remeublé avec délicatesse pour l’Impératrice Marie-Louise.

C’est l’Impératrice Eugénie qui en fera un musée consacré à Marie-Antoinette.

Le Domaine de Marie-Antoinette est un lieu exceptionnel : le Petit Trianon, récemment restauré nous fait faire un plongeon très réaliste dans l’histoire.

Le Hameau se visite comme on tournerait les pages d’un conte de fée…

Si Marie-Antoinette était là, c'est sûr, elle se tiendrait au coin de son balcon et elle humerait le délicat parfum de la glycine en agitant avec délicatesse son fin mouchoir de batiste...

Si Marie-Antoinette était encore là, c'est sûr, elle nous regarderait partir, debout au coin de son balcon et elle humerait le délicat parfum de la glycine en agitant avec délicatesse son fin mouchoir de batiste...

Et puis, chaussée deses escarpins les plus fins, peut-être irait-elle s'asseoir, entourée de sa cour, sous ce bosquet de lilas qui embaume en ce doux jour  de mai...

Et puis, chaussée de ses escarpins les plus fins, peut-être irait-elle s'asseoir, entourée de sa cour de belles dames, sous ce bosquet de lilas qui embaume tant en cette belle journée de mai...

... à moins qu'elle ne décide d'aller remplir ses paniers de doux pompons blancs qui orneront son boudoir...

... à moins qu'elle ne décide d'aller jouer à la fermière en remplissant son panier d'osier de gros pompons blancs qui orneront son boudoir...

C'est cet arbre remarquable, "Platane à feuilles d'érable, dità pied d'éléphant" qui pourrait nous raconter l'histoire telle qu'elle s'est passée...

C'est cet arbre remarquable, un très âgé "Platane à feuilles d'érable, dit à pied d'éléphant", qui pourrait nous raconter l'histoire telle qu'elle s'est passée...

Le plus dommage, c'est que l'on ne puisse pas sentir les odeurs : le temps est tiède, il vient de tomber une petite averse et l'herbe a été fauchée hier... Les lilas, la glycine et les premières roses sentent bon autant qu'elles peuvent et leur odeur se mêle à celle du foin fraîchement coupé et de la terre assoiffée qui vient de recevoir la pluie salvatrice... Quel délice...

Quel dommage que l'on ne puisse pas sentir les odeurs : le temps est tiède, il vient de tomber une petite averse et l'herbe a été fauchée hier... Les lilas, la glycine et les premières roses sentent bon autant qu'ils peuvent et leur odeur se mêle à celle du foin fraîchement coupé et de la terre assoiffée qui vient de recevoir la pluie salvatrice... Quel délice...

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