Rubriques

La biodiversité pour préserver la planète

Tout ce qui vit sur terre, sous terre, dans l’air, dans l’eau est biodiversité : animaux, végétaux, micro-organismes. Sans oublier l’homme. L’harmonie est fragile, les sources de déséquilibre nombreuses et l’homme pas irréprochable…

Le nombre d’espèces végétales et animales n’est pas connu. A notre époque, on répertorie encore chaque année de nouvelles espèces. Malheureusement, le nombre des extinctions est bien plus important que celui des découvertes… Les interactions entre les espèces sont permanentes. Le développement ou le déclin rapide d’une population, ou encore l’introduction d’une espèce exogène dans le milieu peut provoquer des désastres en chaine qui peuvent s’avérer fatals pour les espèces indigènes (exemple : le développement anarchique d’une algue sur le littoral, les tortues nord-américaines qui investissent nos rivières, …).

La nature s’est déjà largement chargée d’éliminer des espèces, au cours de son existence : refroidissement et réchauffement de la planète sont  des raisons parmi d’autres de la disparition ou de l’émergence des espèces. L’homme peut se considérer comme une des espèces ayant survécu, en interaction avec les autres espèces, malgré les contraintes rencontrées.  Il a acquis une place prépondérante et c’est lui qui menace aujourd’hui l’équilibre de la planète…

La chasse, la pèche, la domestication de certaines espèces animales et végétales à des fins alimentaires ou autre ont modifié les équilibres : la surexploitation, l’émission de polluants sont néfastes pour la nature. En ce début de XXIème siècle, il est essentiel pour la survie de la terre de faire plus que penser à un développement durable… Il faut s’y atteler de toute urgence !

Chacun d’entre nous doit se sentir investi d’une mission sacrée et doit apprendre à cultiver la biodiversité de toutes les façons qui existent. Les jardins et les balcons pourraient devenir de véritables oasis pour la biodiversité. Mais il faut pour cela lui laisser la place : laisser en friche un coin du jardin ou quelques pots, mérite réflexion… Il est certain que des espèces animales et végétales s’approprieront cette zone non cultivée : papillons, abeilles, coccinelles, hérissons, oiseaux…

Non, le jardin n'est pas à l'abandon... Ces orties ne sont pas là par hasard : je les laisse exprès se développer dans ce coin du jardin pour rpermettre à certaines espèces de papillon de se nourrir...

Non, le jardin n'est pas à l'abandon... Ces orties ne sont pas là par hasard : je les laisse exprès se développer dans ce coin du jardin pour permettre à certaines espèces de papillon de se nourrir...

Pour ma part, j’ai décidé depuis cette année de cultiver la biodiversité dans mon jardin. Ce premier printemps sans produits chimiques est un peu difficile pour moi…  et mes végétaux   qui étaient habitués à un traitement préventif, parfois curatif,  régulier. Il me faut accepter que les feuilles de mes rosiers soient un peu malades, pour certaines variétés et que les limaces dévorent les jeunes feuilles de hostas ou d’autres végétaux attirants pour elles… La nature se chargera d’assurer la régulation de tout cet eco-système avec le temps… Pour le moment, il me faut ronger mon frein en utilisant des parades naturelles aux agressions des maladies et des insectes…

Les limaces sont apprécié les jeunes feuilles de hostas... Tant pis, ce n'est pas bien grave !

Les limaces ont apprécié les jeunes feuilles de hostas... Tant pis, ce n'est pas bien grave !

Les pucerons se plaisent sur certains rosiers ? Tant pis... Ils n'en sont pas moins beaux pour autant !

Les pucerons se plaisent sur certains rosiers ? Encore tant pis ... Ils n'en sont pas moins beaux pour autant!

J’utilise à présent le souffre et la bouillie bordelaise pour traiter contre les maladies. Le souffre laisse de vilaines taches blanches sur les feuilles, mais si c’est le prix à payer pour respecter la nature, je le paie volontiers… Les pucerons se délectent de l’extrémité des branches de rosiers : qu’à cela ne tienne : je leur ai associé de grosses touffes de camomilles qui jouent le role de capteurs ou les pulvérise avec une décoction d’eau et de savon noir… Somme toute, je trouve que j’ai peu de pucerons cette année, au regard de ce que je m’attendais à trouver… J’ai disséminé des larves de coccinelles un peu partout et la nature semble s’en trouver bien. Et quelle importance si certaines feuilles de hostas sont appréciées par limaces et escargots ? Je n’ai jamais apprécié le spectacle affreux de  la mort de ces pauvres mollusques  au corps torturés baignant dans leur bave… Les granulés au Féramol sont certes plus chers que des granulés chimiques, mais ils sont moins cruels pour les mollusques :  à l’ingestion, ces derniers ont l’appétit coupé… Il se retirent dans leur nid pour y mourir d’inanition. Par ailleurs, les hérissons qui les consomment ne meurent pas, à leur tour, empoisonnés par ricochet.

Il existe à présent une importyante pharmacopée, à pene plus chère que des traitements biologiques... Les fabricants se laissent convaincre, eux aussi, peu  peu..
Il existe maintenant une importante pharmacopée, à peine plus chère que des traitements chimiques… Les fabricants se laissent convaincre, eux aussi, peu peu..

L’abri à insectes installé à la fin de l’hiver devrait également m’aider dans cette lutte pour la préservation des espèces en respectant la nature. J’ai déjà le grand plaisir de voir revenir toutes sortes d’insectes et d’oiseaux que je ne voyais pratiquement plus : les papillons sont de retour, au moindre rayon de soleil, les abeilles envahissent toutes les fleurs à la recherche du précieux nectar, les hérissons ont fait du jardin leur terrain de vie et les oiseaux chantent à tue-tete dès l’aube jusqu’au crépuscule. Les arbres sont remplis de nids de toutes sortes… Je suis ravie de cette vie grouillante que je favorise autant que je peux…

De nombreux nids, construitss paar les oiseaux un peu partout dans le jardin me confortent dans ma détermination...
De nombreux nids, construits par les oiseaux un peu partout dans le jardin, me confortent dans ma détermination…
En récoltant le pollen, les abeilles provoquent la fécondation d'une multitude d'espèces végétales. C'est le point de départ de très nombreuses chaines alimentaires. C'est pourquoi la disparition des abeilles en France et ailleurs est terriblement préoccupant... Comment nous nourrirons-nous si la fécondation des végétaux ne s'opère plus par leur buttinage ?
En récoltant le pollen, les abeilles provoquent la fécondation d’une multitude d’espèces végétales. C’est le point de départ de très nombreuses chaines alimentaires. C’est pourquoi la disparition des abeilles en France et ailleurs, est terriblement préoccupant… Comment nous nourrirons-nous dans l’avenir  si la fécondation des végétaux n’est plus opérée plus par ces indispensables auxiliaires ? Si on veut continuer à les séduire, il faut les attirer par des plantations mellifères adaptées (acacia, achillée, bourrache, campanule, digitale, framboisier, lavande, lilas, lierre, menthe, marguerite, orpin, rose trémière, etc…).

Cela m’encourage à perséverer dans cette voie… Je vous incite à me rejoindre !

Laisser une méssage

 

 

 

Vous pouvez utiliser ces balises HTML

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>