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Le château de Compiègne dans l'Oise (60)

Le château de Compiègne est une ancienne résidence royale située à Compiègne dans l’Oise.

Quatre palais se sont succédé à Compiègne. Le plus ancien date vraisemblablement du règne de Clovis (Vème siècle). Carolingiens et capétiens vont successivement s’y installer et le lieu va occuper une réelle place politique qu’il perdra progressivement à partir du règne de Louis XIII. Charles V, vers 1474, décide alors d’édifier une nouvelle construction à l’origine du palais actuel. Il n’en reste plus que quelques vestiges noyés dans la maçonnerie…

Le chateau...

Le chateau...

Les rois suivants vont faire remettre en état le château, très endommagé après différents sièges, et l’agrandir… François 1er qui y vient fréquemment l’améliore encore davantage et commence à se préoccuper de la foret. « Un jardin du Roi » d’environ 6 hectares est créé. Il est l’amorce du futur parc. Mais les guerres de religion vont à nouveau mettre le Palais à l’écart. Inoccupé et mal entretenu, il tombe en ruine. Henri IV décide de le faire restaurer, si bien que, quand son fils Louis XIII vient à Compiègne en 1619, il trouve le château très agréable. Il poursuivra l’œuvre de restauration et d’agrandissement de son père. Sous Louis XIV, l’exiguité des locaux amène le roi a construire en ville de nouveaux bâtiments et des résidences pour les ministres car Compiègne est, avec Versailles, la seule demeure royale où le Conseil est réunit. Néanmoins, Louis XIV considère Compiègne avant tout comme un lieu de repos et de détente. Passionné par la chasse, il fait tracer le grand octogone, 54 routes nouvelles et des ponts de pierre sur les ruisseaux. Son arrière petit-fils, Louis XV, va en faire sa résidence préférée. Il y fait opérer de vastes travaux, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il envisagea meme, un temps, de déplacer sa résidence de Versailles à Compiègne. C’est d’ailleurs là qu’il recevra Marie-Antoinette d’Autriche, future épouse de son fils Louis XVI.

Louis XVI viendra à Compiègne pour quelques brefs séjours de chasse. Il ne verra pas la fin des travaux poursuivis après la mort de Louis XV dans un souci scrupuleux des plans de son père.

Sous la révolution, le mobilier est vendu. Après la révolution, Napoléon 1er ordonne la remise en état du château. De considérables travaux de décoration et de réaménagement intérieur sont réalisés. Une grande galerie (la Galerie de bal) est créée, le jardin est complètement replanté et une continuité est faite avec la foret, le mur d’enceinte étant remplacé par une grille. C’est à Compiègne que Napoléon va accueillir sa deuxième épouse, Marie-Louise d’Autriche, après son divorce avec Joséphine. Le couple impérial y reviendra souvent. Plus tard, Louis XVIII choisira de s’y arreter pour faire le point avant son entrée dans la capitale. Charles V et Louis-Philippe y séjourneront également.

La salle de bal

La Galerie de bal

La chambre de Marie-Louise, seconde épouse de Napoléon 1er

La chambre de Marie-Louise, seconde épouse de Napoléon 1er

La bibliothèque de l'Empereur

La bibliothèque de l'Empereur

La chambre de l'Empereur

La chambre de l'Empereur

Le salon de famille

Le salon de famille

Fauteuil "Confident" en cours de restauration : il illustre parfaitement l'art de la conversation tel qu'il se pratiquait dans le passé... iIl manque encore passementerie, galon et franges qui recouvraient le piètement."L'indiscret" regroupait 3 places assises.

Fauteuil "Confident" en cours de restauration : il illustre parfaitement l'art de la conversation tel qu'il se pratiquait dans le passé... Passementerie, galon et franges qui recouvraient le piètement manquent encore. "L'indiscret", autre genre de fauteuil, regroupait 3 places assises...

Après la révolution de 1848, Compiègne devient domaine national.

C’est le règne de Napoléon III qui marquera le retour d’une période très faste pour le château. A partir de 1856, la série des « Compiègne » commence… Il s’agissait de séjours d’un mois à un mois ½, au début de l’automne, pour des chasses en foret. Les invités étaient organisés en « séries » d’une centaine de personnes chacune. Il y avait en général 4 séries. L’étiquette était réduite à son minimum et les invités jouissaient d’une grande indépendance.

Salon des cartes : c'est dans cette pièce que les invités des "séries" de Napoléon III et de l'Impératrice Eugénie passaient leur première soirée... Dès 19h 15, ils attendaient l'Empereur et l'Impératrice...

Salon des cartes : c'est dans cette pièce que les invités des "séries" de Napoléon III et d' Eugénie passaient leur première soirée... Dès 19h 15, ils attendaient l'Empereur et l'Impératrice...

Lee parc du chateau au début du mois de juin embaume le seringat, très présent...

Le parc du château au début du mois de juin embaume le Seringat, très présent... Beaucoup de Deutzia et de Weigellia également.

Jardin à la française projeté par Ange-Jacques Gabriel, il ne fut jamais achevé...

Jardin à la française projeté par Ange-Jacques Gabriel, il ne fut jamais achevé...

Une trentaine de statues en marbre, d'un esprit classique français, se découvrent au fil de la ballade. Ici, Ulysse dans l'ile de Calipso...

Une trentaine de statues en marbre, d'un esprit classique français, se découvrent au fil de la ballade. Ici, Ulysse dans l'ile de Calipso...

Les massifs sont plantés de fleurs blanches essentiellement, mais on trouve aussi quelques touches colorées d'annuelles ou de bisannuelles. Ici, des oeillets de poètes...

Les massifs sont plantés de fleurs blanches essentiellement, mais on trouve aussi quelques touches colorées d'annuelles ou de bisannuelles. Ici, des oeillets de poètes...

Puis les guerres de 1870 et 1914 arrivent et le château est transformé en hôpital militaire. Après la guerre, le Service des Régions libérées s’installe au château et occasionne des dégâts importants. En 1919, un grand incendie dévaste la chambre de l’Empereur et le Cabinet du Conseil. En 1939, avec la seconde guerre mondiale, le mobilier quitte le palais. Il n’y reviendra qu’en 1945.

Aujourd’hui, grâce au mécénat, le château et son mobilier, sont régulièrement restaurés pour notre plus grand plaisir !

Une grille recouverte de roses parfumées accueille le visiteur dès l'entrée dans la roseraie...

Une grille recouverte de roses parfumées accueille le visiteur dès l'entrée dans la roseraie...

Un « Jardin des roses » fut créé par Louis Martin Berthault, à l’emplacement du « Bosquet du roi ».

Il a été restitué par les jardiniers du domaine, à partir de 1985, d’après les relevés de 1821 et des recherches approfondies. L’esprit créateur n’a pas été trahi…

Les roses qui y sont plantées sont anciennes et sont issues des grandes familles de rosiers : Damas, centifolia, gallica, noisettiana… Quatre sortes de vivaces les mettent en valeur (pivoines, iris, pavots et  éphémères de Virginie).

On peut y voir également quelques ancolies qui ont décidé de s’installer sans invitation, mais qui ajoutent une petite touche de folie à l’ensemble.

Rosier tige polyantha "Opalia" : en plus de sa beauté, il embaume littéralement tout l'espace autour de lui...

Rosier tige polyantha "Opalia" : en plus de sa beauté, il embaume littéralement tout l'espace autour de lui...

Des pivoines en quantité : des blanches, des roses...

Des pivoines en quantité : des blanches, des roses...

Des roses si belles qu'on les voudrait toutes !

Des roses si belles qu'on les voudrait toutes !

"Opalia" en gros plan...

"Opalia" en gros plan...

Cette roseraie est magnifique à l’époque de la floraison. Nous l’avons visitée le 5 juin et les roses étaient à leur apogée : des carrés de buis taillés encadraient les arbustes et les vivaces. De splendides rosiers tiges X polyantha « Opalia » dominaient l’ensemble de leur blancheur immaculée. Le temps était chaud et l’air embaumait autant qu’il le pouvait… A leurs pieds, les rosiers étaient regroupés en fonction de leur origine.

J’ai relevé, parmi des dizaines de rosiers tous plus beaux les uns que les autres,  les noms suivants : Damascena « York of Lancaster« , « Mme Hardy », « Ispahan »…, Centifolia « Petite de Hollande »…, Gallica « Joséphine« , « Cardinal de Richelieu »…, Portland « Jacques Cartier », « l’Evèque »...,  « The fairy »...

On retrouve cetaines des variétés présentées dans la roseraie dans le parc du chateau

On retrouve certaines des variétés présentées dans la roseraie, dans le parc du château

Au centre de la roseraie, un bassin qui apporte une note de fraicheur...

Au centre de la roseraie, un bassin qui apporte une note de fraicheur...

Des expositions temporaires sont régulièrement présentées au château. En 2009, on peut voir une exposition  très intéressante qui traite des relations de la France avec la Roumanie, sous le second empire. De nombreuses photos, gravures, objets, meubles, etc… sont regroupés.

A 1 heure de Paris, on a la chance de pouvoir visiter ce bijou qu’est le Palais de Compiègne… Je conseille d’y aller après la visite du Château de Fontainebleau dont une visite-conférence traite du second empire. C’est  précisément cette visite  à Fontainebleau qui  nous a donné l’envie d’en savoir davantage sur les fameuses « séries » de Napoléon III.

Après ce passage à Compiègne, notre curiosité est enfin satisfaite…

Mais nous reviendrons, une seule visite ne nous aura pas permis de faire le tour du Domaine !

DOMAINE NATIONAL DU CHATEAU DE COMPIEGNE Place du Général de Gaulle 60200 COMPIEGNE

Jours et heures d’ouverture du parc : Tous les jours, l’été, jusqu’à 19h, l’automne, jusqu’à 18h, l’hiver, jusqu’à 17h

Jours et heures d’ouverture du château : Tous les jours sauf le mardi de 10h à 18h

Fermé quelques jours dans l’année

Tel. 03 44 38 47 00  /  www.musee-chateau-compiegne.fr

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