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Secrets des noms de baptème des roses...

L’histoire est aussi faite de ce qu’on appelle « La petite histoire »… Enfant, je me régalais d’épisodes épiques qui me permettaient de mieux comprendre les faits du passé… Les beaux drames et les amours princières n’étaient pas l’exacte vérité mais ils restituaient à des personnages usés par le temps leur part d’humanité…   Pour les roses, c’est la même chose : la recherche d’anecdotes piquantes (c’est le cas de le dire…) et d’énigmes autour de leur nom de baptême est passionnante… Elle est souvent révélatrice d’une époque.  La mise sur le marché d’une rose est  le résultat de nombreux tâtonnements, de découvertes heureuses parfois, de déceptions souvent…   Les obtenteurs ne baptisent jamais par hasard une rose qu’ils ont créée. Ils lui donnent fréquemment leur propre nom pour s’assurer l’immortalité, ou celui  d’un enfant, d’une épouse, d’une femme aimée en secret, d’un ami cher à leur cœur, d’un évènement ou d’un lieu évocateurs… En essayant de découvrir le contexte de la création et le  mobile qui a poussé un obtenteur à donner à une fleur, fut-elle la reine des fleurs ce nom plutôt qu’un autre, la rose s’approprie une petite part de l’âme de son créateur et devient le reflet de son époque en faisant resurgir du passé de petits et grands noms oubliés…

Madame la Rose...

Madame la Rose...

 –          « Madame Grégoire Stachelin » : Cette rose d’origine espagnole a été obtenue par le Senor Pedro Dot en 1927. Ce dernier, amoureux en secret de l’épouse de l’ambassadeur helvétique à Madrid, aurait ainsi baptisé sa rose en hommage à sa belle inaccessible…

–          « Adélaïde d’Orléans », 1828 : un des plus beaux rosiers d’Antoine Jacques, jardinier en chef du duc d’Orléans, futur Louis Philippe, ainsi nommé en l’honneur de la Princesse Adélaïde, dite Madame, soeur du duc d’Orléans,

–          « Champney’s Pink Cluster »,  1802 : un des tous premiers, si ce n’est le premier Noisette né dans le jardin de Mr Champney, grand amateur et  riche planteur de riz à Charleston en Caroline du Sud,

–          « Constance Spry », Austin, 1960 : le premier rosier dit « anglais » de David Austin qui l’a dédié à une grande dame de la décoration florale, qui a fait beaucoup pour la renaissance des roses anciennes en Angleterre,

Délicieuse Constance Spry, immortelle à jamais...

Délicieuse Constance Spry, immortelle à jamais...

–          « Léontine Gervais », 1903 : Obtenu par Barbier, il porte vraisemblablement le nom d’une personne qui travaillait aux Etablissements Barbier…

–          « Madame d’Arblay », 1835 : Dédié par Wells à Fanny d’Arblay, romancière anglaise, proche de la duchesse de Portland et dame d’atours de la reine Charlotte d’Angleterre, à la fin du XVIIIème siècle…

–          « Triomphe de la Guillotière »,  1901 : Créé par Guillot Père, en réponse au « Triomphe de Guillot Fils », obtenu par son fils. Une querelle de famille qui a fait monter les enchères et a offert aux amateurs de superbes roses…

–          « Duchesse d’Auerstädt »,  1888 : Rose dédiée à l’épouse du maréchal Davout, fait duc d’Auerstädt par Napoléon, après la victoire du même nom en Prusse,

–          « Rose Edouard »,  1817 : Autrefois, l’Ile de la Réunion s’appelait l’ Ile Bourbon… Les colons, où faisaient escale de nombreux bateaux en route pour l’Inde et la Chine, avaient pour coutume d’isoler leurs jardins par des haies de roses, en particulier les seules roses remontantes connues à l’époque « Quatre saisons » et « Old Blush ». Ces deux roses se seraient hybridées spontanément dans un jardin où le conservateur du jardin botanique de l’Ile Bourbon le remarqua… Il envoya des graines à Paris à Antoine Jacques, Chef jardinier du duc d’Orléans. Comme le jardin où le semis spontané appartenait à Edouard Perrichon, cette première rose Bourbon s’appela « Rose Edouard »…

–          « Madame Isaac Pereire »,  1881 : D’abord dédiée par son obtenteur au Bienheureux Jean-Baptiste de La Salle, elle le fut ensuite à l’épouse d’un banquier de Napoléon III…

lSublime Madame Isaac Pereire dont le nom est dorénavant attaché à l'épouse de ce banquier parisien et lui confère ainsi sa beauté et son parfum légendaires...

Sublime Madame Isaac Pereire dont le nom, dorénavant attaché à l'épouse de ce banquier parisien, lui confère ainsi sa beauté et son parfum légendaires...

–          « Great Western » : c’est le nom d’un célèbre bateau postal à vapeur qui traversa l’Atlantique en battant tous les records…

–          « Souvenir de la Malmaison », 1843 : Elle est née à Lyon, dans la pépinière de M. Beluze. C’est l’Empereur Nicolas 1er qui lui aurait donné son nom en souvenir de sa dernière visite  à Joséphine, au Château de Malmaison, quelques jours avant la mort de l’impératrice…

Quel dommage que le peintre n'ait pas eu le temps de glisser entre les mains de Joséphine la rose qui était prévue... Joséphine qui a sûrement été à l'origine de l'émulation entre les rosiéristes qui ont créé pour nous les plus belles roses...

Quel dommage que le peintre n'ait pas eu le temps de glisser entre les mains de Joséphine la rose qui y était prévue... Joséphine, sûrement à l'origine de l'émulation entre les rosiéristes qui ont créé pour nous les plus belles roses...

–          « De la Maître-Ecole » : Cette rose serait dédiée à la Maître-Ecole d’Angers, une très ancienne école d’horticulture, aujourd’hui disparue…

–          « Charles de Mills » ou « Bizarre triomphant »,  avant 1790 : Rebaptisée du nom d’un grand amateur anglais qui habitait à Rome,

–          « Fantin Latour » : Trouvé sans nom dans un jardin par Graham Thomas et baptisé par lui en l’honneur du célèbre peintre français,

–          « Aimée Vibert », 1828 : Ainsi baptisé du nom de la délicieuse petite fille de Monsieur Vibert, obtenteur à Angers,

"Bourbon's Queen" : en souvenir tu temps où l'Ile de la Réunion s'appelait encore Ile Bourbon...

"Bourbon's Queen" : en souvenir du temps où l'Ile de la Réunion s'appelait encore Ile Bourbon...

–          « Laure Davoust », vers 1838 : peut-être la fille ou la petite fille du Maréchal Davoust, duc d’Auerstädt, héros du premier empire ?

–          « Jaune Desprez » ou « Desprez à fleurs jaunes », 1835 : L’obtenteur, Monsieur Desprez, se sentant à la dernière extrémité, aurait demandé qu’on lui apporte sa rose, puis heureux, aurait fermé les yeux pour mourir peu après…

–          « Alice Harding » : Baptisée ainsi par l’obtenteur Lemoine, en hommage à une américaine du New Jersey, grand amateur et jardinière émérite, mécène de la Société d’horticulture de Nancy où elle se rendait très souvent. Un vase fameux décoré de lilas par Emile Gallé porte également son nom…

–          « Seven sisters », 1816 : Rapportée de Londres par Louis Noisette, les couleurs de cette rose sont si changeantes qu’elle donne  l’impression de plusieurs roses en une seule… La raison de ce nom particulier ?

–          « Humes’s Blush Tea Scented China » : cette rose est arrivée en France en 1809, grâce à l’impératrice Joséphine, passionnée de botanique. Elle profita d’ailleurs souvent de sa position pour obtenir des laissez-passer qui lui permirent, en pleine tourmente révolutionnaire, de faire entrer des roses et d’autres végétaux en provenance d’Angleterre ou de Hollande…

–          « Sophie’s Perpetual » : trouvé par Humphrey Brook dans son jardin de Lime Kiln, il lui donna le nom de la tante de sa femme, la comtesse Sophie Beckendorff, veuve du dernier ambassadeur des Tsars à Londres et créatrice du jardin en 1920,

–          « Mutabilis » : Né dans les jardins du prince Borromeo à Isolla Bella, une des îles Borromées, ce rosier doit son nom à la magnifique coloration orange de ses fleurs,

"Polka", au superbe coloris abricot clair... Peut-être que son créateur dansait la polka toute la nuit ?

"Polka", au superbe coloris abricot clair... Peut-être que son créateur dansait la polka toute la nuit ?

–          «William Allen Richardson », 1878 : Né à Lyon, il porte le nom d’un amateur américain de Charleston qui traversa l’Atlantique pour choisir « sa » rose…

–          « Baltimore Belle », 1843 : La Belle de Baltimore était la fille unique d’un très riche armateur de cette ville. Ravissante et cultivée, elle fit la conquête du plus jeune frère de Napoléon, Jérôme. Très amoureux, il l’épousa malgré l’interdiction formelle de l’empereur… Quelques mois plus tard, il divorçait et reprit le chemin de France pour épouser  Catherine de Wurtemberg et devenir roi de Westphalie…

–          « Blanc Double de Coubert », 1892 : obtenu par Scipion Cochet, il porte le nom du village où était établie la fameuse pépinière de Philémon Cochet, petit-fils de Christophe Cochet, Chef jardinier de l’amiral de Bougainville,

–         « Enfant de France », 1802 : Déjà connu sous Louis XV, ce rosier a été dédié au Grand Dauphin,

–         « Celsiana » : Dessiné par Redouté, il a été dédié par Thory à Cels, l’un des premiers pépiniéristes et collectionneurs de roses français,

–         « Omar Khayyam » : Omar Khayyam était un astronome et un mystique persan dont l’œuvre contient nombre de références à la rose,

–         « De Meaux » ou « R. dijoniensis », avant 1789 : C’est parce qu’il a été trouvé dans la nature en 1735 par un jardinier de Dijon que ce rosier porte un deuxième nom, en référence à Dijon,

"Gros Provins panaché" : le nom d'une rose en apprend déjà beaucoup... Ici, le mot Provins évoque aussitôt le nom de Thibault de Champagne qui rapporta des croisades les rosiers qui feront la gloire de Provins, devenue capitale de loa rose...« Gros Provins panaché » : le nom d’une rose en apprend déjà beaucoup…

–         « Chapeau de Napoléon », 1829 et avant : Trouvé par un botaniste sur une vieille tour en Suisse, c’est Mr Vibert, cultivateur et zélé amateur près de St-Denis qui l’a commercialisé le premier,

–         « Rosa Gallica Officinalis », vers 1250 : La légende veut qu’au moment de son mariage avec Blanche d’Artois, Edmond de Lancastre ait mis dans ses armes la rose rouge de Provins. La famille de York ayant pour emblème une rose blanche, la guerre civile qui opposa par la suite les deux clans prit le nom de « Guerre des deux roses »…

–         « Cardinal de Richelieu », 1840 : Cette rose aurait été créée en Hollande par Laffay sous le nom de « Rose Van Sian ». A la fin du XVIIème siècle, la plupart des roses étaient importées de Hollande et rebaptisées en France, ce qui ne facilitait pas leur classement… Vibert, grand rosiériste de l’époque, se plaignait d’ailleurs beaucoup des difficultés occasionnées par tous ceux qui rebaptisaient à leur gré les roses venues du monde entier…

–         « Nuit de Young », 1845 : Le nom de cette rose serait une référence à une œuvre du poète Edward Young, publiée en 1742 « Night Thoughts »,

–         « William Lobb », 1855 : Il s’agissait d’un botaniste anglais qui récolta des plantes en Amérique du Sud pour les Pépinières Veitch,

–         « Rose du Roi », 1815 : Obtenu par Lelieur, un ami d’enfance de Napoléon, émigré en Louisiane où il était devenu pépiniériste. De retour à Paris pour un court séjour, il fut sollicité par l’Empereur pour devenir Intendant Général des parcs et jardins. En 1811, il dédia à Joséphine un opuscule sur la culture des roses et autres arbres et arbustes…

Rose photographiée dans les jardins du Château de Malmaison. A cette époque, les roses n'étaient pas cultivées en pleine terre comme elles le sont aujourd'hui, mais en pots qui étaient sortis dehors à la belle saison...

Rose photographiée dans les jardins du Château de Malmaison. A cette époque, les roses n'étaient pas cultivées en pleine terre comme elles le sont aujourd'hui, mais en pots qui étaient sortis dehors à la belle saison...

–         « Arthur de Sansal », 1855 : Cette rose a été dédiée à un jardinier amateur de Melun qui faisaient à ses heures des  semis de rosiers dont 8  furent commercialisés,

–         « York and Lancastre », dès 1629 : Ainsi nommée pour symboliser la réconciliation des familles de York et de Lancastre qui se livrèrent la célèbre « Guerre des Deux Roses »…

–         « Madame Alfred Carrière », 1879 : Obtenue par Schwartz, d’abord simple garçon jardinier qui prit la suite de Guillot père dans « La terre des roses » à Lyon…

–         « Bougainville », 1822 : Cette rose fut obtenue par « Maman Cochet » qui n’était encore qu’une jeune mariée lorsqu’elle déposa une caissette de semis sur le bord de sa fenêtre… Elle la dédia à l’Amiral de Bougainville qui habitait comme la famille Cochet le village de Suisne-en-Brie,

–         « Fortunes’ Double Yellow », 1825 : Découvert par Robert Fortune dans le jardin d’un mandarin chinois. D’un jaune inhabituel, le rosier fut rapporté en Europe où il fut commercialisé…

–         « Blairi n° 2 » : Doit son nom au fait qu’il était le deuxième dans une série de semis effectués par Blair, à Stamford Hill, près de Londres…

–         « Zéphirine Drouhin », 1868 : Beaucoup de noms pour ce charmant rosier inerme : « Charles Bonnet » en Suisse, « Ingenoli Prediletta », en Italie, « Mme Gustave Bonnet », en Angleterre, « Mme Gustave Bonnet » et « Zéphirine Drouhin » en France… Un vrai casse-tête !

"Sénateur Amic" : Qui était ce Monsieur et quel était son rapport avec une rose ?

"Sénateur Amic" : Qui était ce Monsieur et quel était son rapport avec une rose ?

 –         « Jules Margottin », 1853 : Nom du fils de Jacques-Julien Margottin qui commença son apprentissage de jardinier à 14 ans dans un château. Il s’installa à son compte en 1840 et créa de nombreuses variétés célèbres comme « Louise Odier »…

 –         « Paul Neyron », 1869 : Autrefois cultivé pour la vente sur les marchés de ses fleurs uniques aux longues tiges,

 –         « Madame Ferdinand Jamin », 1875 : Dédiée à la femme d’un pépiniériste spécialiste des fruitiers de Bourg-la-Reine…

 –         « Général Jacqueminot », 1852 : Obtenu par Roussel, commercialisé par son ami Rousselet qui le dédia au général qui les commandait pendant les guerres napoléoniennes,

 –         « Lady Waterlow », 1902 : Dédié par Nabonnand à la femme de Sir Sidney Waterlow qui passait tous ses hivers à Cannes à la Belle Epoque comme beaucoup d’autres familles très riches…

 –         « Sénateur Lafollette », 1910 : Dédié à un candidat malheureux à la présidence des Etats-Unis…

 –         « Princesse de Monaco », 1981 : Dédiée à la Princesse Grâce qui montra un tel enthousiasme pour cette rose lors du Salon de la rose à Monaco que la famille Meilland la lui offrit aussitôt…

 –         « Danse des Sylphes », 1959 : Charles Mallerin donna ce nom à ce rosier en souvenir d’un groupe de jeunes gens suédois qui lui offrirent une danse folklorique improvisée qui le toucha beaucoup…

 –         « Louis de Funès », 1985 : Pendant le tournage de son dernier film, Louis de Funès se rendit au Cannet-des-Maures pour acheter un rosier dans les tons orangés. Il fit le tour des plantations et revint plusieurs fois vers celui-ci, particulièrement fleuri en cette époque de l’année. Meilland le lui offrit…

"Louis de Funès" : ce rosier va bien au comédien. D'une belle couleur orange, très parfumé, il est aussi très raide et dénué de fantaisie, comme l'était dans la vie, parait-il, l'acteur...

"Louis de Funès" : ce rosier va bien au comédien. D'une belle couleur orange, très parfumé, il est aussi très raide et dénué de fantaisie, comme l'était dans la vie, parait-il, l'acteur... Ce rosier gagne à être entouré de plantes à l'allure sauvage...

 –         « Félicité et Perpetue », 1827 : Dédié aux 2 filles de l’obtenteur Jacques qui portaient l’une et l’autre le nom de deux saintes martyrisées à Carthage…

"Madame Jules Bouché" : certainement la femme d'un homme qui a marqué son temps... Il est curieux de constater que les noms féminins des roses sont souvent attribués en hommage à leur époux, plutôt que pour elle-même... Les exemples sont assez rares de roses baptisées d'un nom de femme pour elle-même... On ne constate plus cela de nos jours, heureusement... Les suffragettes sont passées par là !

"Madame Jules Bouché" : certainement la femme d'un homme qui a marqué son temps... Il est curieux de constater que les noms féminins des roses sont souvent attribués en hommage aux époux, plutôt que pour les femmes elles-mêmes... On ne constate plus cela de nos jours, heureusement... Les suffragettes et les féministes sont passées par là !

 –         « Pierre de Ronsard », 1986 : Chez Meilland, on raconte que ce rosier fut sauvé de justesse du feu par leur représentant allemand qui décida de le tester et de le multiplier… Quand on sait la gloire immense qu’il remportãt par la suite…

 –         « Yves Piaget », 1983 : Dédié à Yves Piaget, le célèbre joaillier suisse qui le remarqua au Concours de Genève en 1982…

–         « Graham Thomas », 1983 : Dédié au très grand expert en roses anciennes, auteur d’excellents ouvrages, à l’origine du mouvement actuel de redécouverte de certaines variétés de roses,

–         « Stanwell Perpetual », 1818 : Découvert sur le bord d’une route à Stanwell, dans le Middlesex où son obtenteur possédait une pépinière…

"Stanwell Perpetual" : pas très florifère au Jardin de l'Echassière, j'aime beaucoup cette rose néanmoins, pour sa forpme vraiment très orinal, un peu applatie et son délicieux parfum...

"Stanwell Perpetual" : pas très florifère au Jardin de l'Echassière, j'aime beaucoup cette rose néanmoins, pour sa forme vraiment très originale, sa couleur d'un rose très pâle, ses quartiers plats et son délicieux parfum...

TOUTES LES ROSES CI-DESSUS (sauf celle en pot photographiée au Château de la Malmaison) SONT CULTIVEES AU JARDIN DE L’ECHASSIERE.

(Références bibliographiques qui ont aidées à la rédaction de cet article : Odile MASQUELLIER, « LA BONNE MAISON, JARDIN DE ROSES ANCIENNES »,  et « ROSES & JARDINS » de Marie-Thérèse HAUDEBOURG, voir descriptifs de ces ouvrages à la rubrique « Bibliographie »)

5 commentaires pour : Secrets des noms de baptème des roses…

  • je n’ai pas tout lu, mais: seven sisters, c’est le nom des falaises de Brighton qui font sept festons arrondis, un peu comme les pétales de roses…ton monsieur anglais a-t-il un lien avec Brighton? je gage que oui

  • admin

    Tu as certainement raison… Je vais me renseigner, Sherlock Holmes !

  • Bonjour,
    Bravo pour votre site !
    Une suggestion ! S’il est une rose qui doit conserver son nom d’origine, c’est bien, me semble-t-il, la rose ‘Le Bienheureux de La Salle’ qui fut obtenue par un ouvrier-jardinier, Armand Garçon, qui a certainement voulu rendre hommage à l’inventeur des cours du soirs pour les ouvriers ! L’acquéreur de sa rose en changeant son nom, et qui plus est, en se l’attribuant (ce qui fit scandale à l’époque), s’est certainement fait pas mal d’argent auprès d’industriels-banquiers mondialisés, les Pereire, dont Armand Garçon devait ignorer jusqu’à l’existence.
    Cordialement,
    Daniel Lemonnier

  • admin

    Merci pour ces précisions, c’est passionnant…
    Ceci dit, j’apprends chaque jour à me méfier de ce qu’affirment parfois des auteurs qui tirent leur source d’on ne sait où… J’ai lu quelque part toute la jolie histoire de Ghislaine de Féligonde… En poussant plus loin mes recherches, j’ai appris qu’au moment de la Grande guerre, c’était encore une toute petite fille. Elle ne pouvait donc pas être infirmière et encore moins déjà fiancée… Dommage, c’était tellement romantique…
    Idem pour David Austin, Odile Masquelier, une spécialiste des roses a démenti ce que M. C. Haudebourg affirme dans « La grande histoire des roses », à savoir que jamais David Austin ne s’est inspiré des techniques de reproduction du bétail pour hybrider ses roses… Encore une belle histoire qui s’effondre !

  • Calypso

    Le rosier seven sisters :

    Le nom viendrait des sept couleurs de ce rosier :

    White
    light blush
    deeper blush
    light red
    darker red
    scarlet
    purple

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