La Vendée est un territoire que les hommes ont dû apprendre à partager avec la nature… Des marais du littoral peu à peu assèchés, au bocage arboré du bord de Sèvre, il demeure une diversité de paysages exceptionnels propices aux randonnées et à la rencontre d’une vie rurale qui n’a guère changé depuis des siècles… Les marais se forment derrière les dunes du littoral au gré des courants marins et des activités humaines qui leur ont donné une physionomie changeante au fil des siècles… Jadis, le marais vendéen était un golf semé d’ilots peu à peu comblés par les alluvions retenues par les digues créées par l’homme, en particulier sous les règnes de François 1er et Henri IV. L’espace fut longtemps occupé par des marais salants aujourd’hui remplacés par des prairies naturelles que se partagent bovins, chevaux et oiseaux sédentaires ou migrateurs qui y trouvent un terrain idéal pour se nourrir et se reproduire… Ici et là, une ancienne bourrine, maison de pisé coiffée de roseaux, contribue à lui conserver une physionomie singulière. A partir de Sallertaine, petit village construit sur un ilot calcaire, on peut embarquer sur un canoé et parcourir le marais, sillonné de part et d’autres par des canaux…

A l'horizon, le moulin de Rairé, un des derniers moulins vendéens à être encore en activité... Pendant les guerres de Vendée, les paysans communiquaient au moyen des ailes des moulins...

Au fil de l'eau, une bourrine se dessine derrière les berges... Pour se déplacer, les habitants peuvent encore utiliser des barges, ces larges barques à fond plat...

Vaches, vous avez dit vaches ? Partout où le regard se pose, des animaux heureux, qui paissent paisiblement...

Avec un peu d'attention, on aperçoit en fond de photo, à côté de la berge, sous les branches, une silhouette marron qui glisse dans l'eau : il s'agit d'un ragondin, une espèce de gros rat d'eau qui a initialement été importé pour sa fourrure. Depuis, revenus à l'état libre, les ragondins se sont installés dans les marais, causant des dégats considérables dans les berges qu'ils affaissent avec leurs larges galeries... L'hiver, le marais peut geler très fort et très rapidement... On peut alors apercevoir les ragondins qui se déplacent à la surface de la glace... C'est très impressionnant car ces animaux sont vraiment énormes... Phobiques des rats, s'abstenir !!!

La croix, sur la place du village comme un peu partout en Vendée et en Bretagne, est là pour rappeler que ces territoires furent des hauts lieux de résistance qui combatirent pour le roi il y a plus de deux siècles...
Maintenant, direction l’océan ! Peu a peu, le paysage de marais change pour faire place aux premiers marais salants…

Le passage du Gois qui permet d'accéder en voiture à l'Ile de Noirmoutier : au milieu, la route. Des deux côtés, la mer... Lorsqu'elle vient de se retirer ou qu'elle remonte, si on a la chance d'être parmi les premières ou les dernières voitures, on peut se prendre pour Moïse marchant sur les flots !

Et si on se laisse rattraper par la marée, on a toujours la solution de grimper sur ces curieux pylones qui permettent de rester au sec ! Erigés de part et d'autre de la route, ils sont facilement accessibles. Très caractéristiques, ils marquent l'entrée sur l'Ile de noirmoutier...

Noirmoutier : une île autrefois complètement coupée du continent et que l'on ne pouvait atteindre qu'à marée basse, par le passage du Gois... Aujourd'hui accessible à tous moments par le pont pour lequel le droit de péage n'existe même plus...

Au loin, le clocher et les tours du Château... Sur le côté, le marais de Müllenbourg, réverve naturelle ornithologique...

Du chemin qui domine la réserve, on aperçoit de nombreux oiseaux de toutes espèces... Que c'est beau !
En sens inverse, on revient sur le continent par le pont, cette fois, car la marée est haute et le Gois est recouvert…
- Partout des hérons emmanchés d’un long bec qui se promènent dans les champs fraichement moissonnés… Devant la meule de paille, deux beaux spécimens, pris d’un peu loin, hélas…

Celle des bovins occupés à ne rien faire l'est aussi... Ca doit être très compliqué de ne jamais rien faire d'autre que de ruminer à longueur de journée ! Et là, je pense à Babette, aux "Rêveries dans la Théière" (voir article à ce sujet, un salon de thé extraordaire, à Ermenonville où humour et poésie se croisent pour le plus grand bonheur des participants...), qui nous a si bien lu, en juin dernier, un texte sur le bonheur d'être une vache et de ne rien faire...













bonjour chantal, tes photos sont superbes.
Nath et moi adorons cette région qu’est la vendée. Les sables surtout où nous avons de la famille. Revoir ces photos du marais me rappelle de merveilleuses vacances en famille…merci à toi et à bientôt.
Très belles photos !