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Au temps de Tante Jeanne et Oncle Jules...

« La nostalgie est bien  toujours ce qu’elle était… ». Même si on est solidement ancré dans le présent, quoi de plus rassurant, parfois,  que de regarder en arrière pour observer le reflet de  nos ancêtres, et nous inscrire dans le temps… Le XIXè et la première moitié du XXè sont, à cet égard,  particulièrement riches. Cette période est une époque de transitions extraordinaire, une sorte de sas entre ce qui fut la vie autrefois et ce qu’elle est devenue aujourd’hui, avec toute sa modernité.

Notre condition humaine nous remplit souvent de regrets, mais avons su les compenser, au fils des années : nous ne sommes pas télépathes, qu’à cela ne tienne : nous avons inventé le téléphone ! Nous ne savons pas voler ? Pas grave, nous avons inventé l’avion…  Nous ne savons pas faire jaillir le feu spontanément ?  Aucun problème, nous avons inventé l’électricité ! Nous ne sommes peut-être que de pauvres mortels, mais la photographie  et le cinéma nous ont offert l’éternité…

 La liste de toutes les découvertes réalisées depuis un siècle et demi serait longue à énumérer en détails…  Alors, accordons-nous  un petit arrêt sur image et penchons-nous un instant sur ce que fut la vie, humble et résignée, de Tante Jeanne et Oncle Jules.

Telle la madeleine de Proust, les objets sont capables de nous transporter aux siècles derniers pour nous faire toucher du doigt un temps que nous n’avons pas connu.

 Cherchez bien, nous avons tous, dans nos tiroirs, la photo jaunie d’une Tante Jeanne et d’un Oncle Jules… 

A L’ECOLE DE TANTE JEANNE :

Matériel :

– Des planches de chantier brutes (marchands de matériaux), une baquette extra-plate 3 cms large,  des baguettes d’encadrement moulurées en bois (taille à choisir en fonction de celle du tableau) et une petite plaquette de bois (Rayons « Travail manuel et artistique » des magasins de bricolage),

– de la peinture aspect poudré (marque Luberon, teinte  marron glacé). Toutes les teintes sont envisageables, en fonction de l’effet recherché (par exemple, un rouge passé conviendrait parfaitement pour des objets de cuisine en émail, un vert céladon, pour des outils de jardin, un noir transparent pour des outils d’établi, …), papier émeri, colle SADER invisible sans percer,

– Scie, boîte à onglets pour les angles, marteau, petits clous, crochets.

– A chiner pour quelques centimes d’euros dans les vide-greniers : un vieux cartable en cuir usagé (2 €), des livres sans âges (dictionnaire (1 €) ou livre de classe (0,50 ct)), une ardoise (tuile récupérée), un porte-plume (2 €), un encrier (3 à 5 €), un porte-craie (3 €), un poupon en celluloîd (6 €), une photo jaunie (0,20 ct), une lampe à pétrole (1 €), etc… Tout ce qui présente une relation avec le thème traité (ici, l’école).

Même démarche pour « Les outils d’Oncle Jules », « La cuisine de Tante Jeanne », « La chambre de Tante Jeanne et Oncle Jules », etc…  Les thèmes sont innombrables… Les vide-greniers vous donneront plein d’idées !

1 – Taillez les planches à la mesure

SCIER LES PLANCHES DE CHANTIER A LA TAILLE CHOISIE

2 – Poncez-les pour supprimer les aspérités du bois

PONCER

3 – Placez l’un sous l’autre les deux morceaux de planches. Mettez un filet de colle à la jointure. L’assemblage définitif se fera au moyen d’une petite baguette plate clouée au dos et aux baguettes d’encadrement. Appliquez un peu de pâte à bois, retirez l’excédent, poncez à nouveau lorsque c’est sec

PATE A BOIS LUBERON

OTER L’EXCEDENT. PONCER A NOUVEAU.

4 – Passez une couche de peinture partout, y compris sur l’encadrement que vous aurez fait très soigneusement à l’aide de la boîte à onglets,

PEINTURE A ESSUYER LUBERON  » MARRON GLACE »

5 – Dans un des quatre angles du tableau, collez  la plaquette sur laquelle vous inscrirez le titre de votre oeuvre (colle SADER invisible)

COLLER LA PLAQUETTE DE BOIS/TITRE

TERMINER LA PEINTURE SUR LA PLAQUETTE. RETOUCHES EVENTUELLES.

6 – Tâtonnez pour positionner les objets aux bons emplacements, sur le tableau posé à plat. Fixez les plus lourds avec des vis que vous essaierez de dissimuler (à l’intérieur du cartable, par exemple). Les plus légers (poupées, photos, … ) seront collés,

APRES AVOIR DECIDE DE L’EMPLACEMENT DES OBJETS, LES FIXER SOLIDEMENT

7 – GROS PLANS…

CARTABLE ET LIVRE DU MAITRE, ANNEES 1886, 1887, 1888… Hier, quoi !

LUNDI 16 MAI 1887…

DICTIONNAIRE FRANCAIS-LATIN, LAMPE A PETROLE, PHOTO JAUNIE PAR LE TEMPS…

8 – C’EST FINI ! Ca vous plait ?

BONJOUR TANTE JEANNE !

 LES OUTILS D’ONCLE JULES :

ici, les planches ne sont pas peintes, mais simplement vernies pour être plus authentiques. Les parties métalisées des outils sont passées au rustol, celles en bois sont cirées à la cire d’abeille. On pourrait imaginer glisser une poignée de paille dans le petit sabot d’enfant… Le pot est un ancien récupérateur de résine (entre 2 et 5 €), faucille (1 €), plantoir (1 €), cisaille (2 €), sécateur ( 50 ct)

ONCLE JULES JARDINIER

 LA CUISINE DE TANTE JEANNE

Tous les objets ont été achetés en 0,20 ct et 2 € maxi…

VIEUX USTENSILES EN FER BLANC

 

 

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