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La jardinière

Chez "Botanique Editions", je choisis mes étiquettes...

Chez "Botanique Editions", je choisis mes étiquettes...

Je crois que j’ai toujours aimé le jardin… Toute petite déjà, munie d’un arrosoir à ma taille, je me revois courir derrière mon père pour l’aider dans les travaux de la terre.
Nous avions un jardin, assez grand dans mon souvenir, avec un petit potager, des arbres dans lesquels nous jouions, mes cousins et moi, de l’herbe et des animaux : des chèvres, un bouc, des pigeons, des poules, des lapins, un chat et un chien.
A cette époque, nous habitions à Villepinte (93), à quelques kilomètres de Paris et du Jardin de l’Echassière où je suis établie avec ma famille depuis 1976..
En ce temps là, la ville ressemblait à un gros bourg de campagne : le maire était le cultivateur le plus aisé de la commune, et cela, de père en fils depuis des générations…

Stand ANDRE EVE : "Mais quel rosier vais-je donc choisir ?"

Stand ANDRE EVE : "Mais quel rosier vais-je donc choisir ?"

Face à la maison, un champ s’étalait à perte de vue et en automne, les saisonniers venaient y ramasser les pommes de terre.
Derrière, une des dernières fermes encore actives vendait lait frais, œufs et légumes du jardin.
Je me souviens encore de l’odeur de la terre du potager, mélangée à celle du lait chaud et des vaches qui s’agitaient à l’étable…
Toute fière, je portais la timbale dans laquelle la fermière avait mis le lait et que ma mère me confiait, et nous rentrions à la maison, le chien sur nos talons.
Mon père m’avait octroyé un petit coin de jardin : il retournait la terre, et là, j’avais le droit de semer ce qui me plaisait : radis de dix huit jours et fleurs faciles à cultiver. Quelle joie lorsque je pouvais récolter mes propres légumes soignés avec amour, ou offrir quelques fleurs à ma mère !

Avec Mr Guillot, homme charmant, à son stand de Roses anciennes...

Avec Mr Guillot, homme charmant, à son stand de Roses anciennes...

Le temps a passé… Je crois que j’ai raté ma vocation : j’aurais adoré devenir fermière, ou fleuriste ou encore pépiniériste, exercer un métier en relation avec la terre…
Le destin en a décidé autrement : je suis Directrice d’école…
Alors, je passe tous mes moments libres au jardin : c’est une passion dévorante qui nécessite toujours davantage de temps et d’investissement. Je suis une victime consentante qui en redemande !
Mais comme toutes les passions, celle-ci réclame beaucoup : du temps, en tout premier lieu et des moyens financiers ensuite, car j’ai toujours envie du rosier ou de la plante que je n’ai pas encore…

Heureusement, je dispose de l’un et l’autre, sans excès, mais en quantité suffisante pour mes besoins. De temps à autre, je dois effectuer des choix parfois douloureux, mais je parviens toujours au but que je me suis fixé.

De toutes les visites et dans tous les mauvais coups : Michel, mon mari et complice...

De toutes les visites et dans tous les mauvais coups : Michel, mon mari et complice...

Parfois, j’embarque mon mari dans des entreprises démesurées, dans lesquelles il n’est pas partie prenante, mais il est tolérant et compréhensif : c’est ainsi que nous nous retrouvons à deux pour réaliser mon projet jardinier. Et Dieu sait que je ne manque pas d’idées !
Je pense je ne lui dis pas assez combien je l’aime pour tous ces efforts qu’il fait régulièrement pour me faire plaisir !
Nous avons acheté notre maison très rapidement après notre mariage. Notre fils avait un an lorsque nous nous sommes installés, rejoint par sa sœur cinq ans plus tard. Mon métier d’Enseignante m’a permis de disposer de temps pour les élever sans avoir recours à une nourrice. Leur père, Fonctionnaire de Police, profitait de ses horaires atypiques pour me relayer lorsque j’étais à l’école.
Aujourd’hui, ils ont quitté la maison tous les deux et sont installés : le premier est Directeur de la tranquillité  publique dans une collectivité territoriale voisine, et la seconde est Notaire dans les environs.
Cela nous laisse davantage de temps pour penser à nous… et au jardin !