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Coucou, le revoilou !

Sur le trottoir en herbe et planté de rosiers et de vivaces, un vieux vélo vous souhaite la bienvenue ! La déco change à chaque saison !

Tous mes amis jardiniers savent où nous retrouver,  le jardin, la maison et moi : sur FACEBOOK, Chantal Keraudren, où je publie quotidiennement des posts sur l’évolution du jardin au fil des saisons, des idées créatives, et la déco très shabby de la maison… Mais à quoi bon conserver ce blog s’il n’est plus alimenté ? Alors, pour vous, amis jardiniers ou épris de déco, qui n’êtes pas inscrits sur FB et qui veniez de temps à autre, ou plus régulièrement, me faire une petite visite, je vais donner des nouvelles…

Le « potager de poche », derrière la maison. L’occasion de déguster des fruits rouges et des légumes frais. Le domaine des enfants aussi, qui s’exercent à devenir des petits jardiniers !

Souvenez-vous… Nous sommes en automne 2015 et nous avons décidé de quitter la maison et le jardin que nous habitions depuis des années, à Sevran-Livry…  Notre amour pour la nature se voyait amputé chaque jour un peu plus, par la ville qui nous cernait, jusqu’aux portes du jardin. Nous n’avons pas supporté très longtemps cette pression citadine et avons décidé de déménager… pour tout recommencer ailleurs, là où nous retrouverions de l’air pur et de la verdure… C’est ainsi que nous sommes partis, nostalgiques de laisser tant de choses derrière nous, mais excités à l’idée de la nouvelle aventure qui s’ouvrait à nous !

Chaque pied d’arbre, y compris les plus imposants, sont plantés. Ici, devant la maison, dans la prairie, un massif de rosiers anciens et de vivaces…

Ermenonville est un charmant petit village de 1000 âmes, situé  à une dizaine de kilomètres de Senlis, dans l’Oise. C’est là que nous avons choisi de poser nos valises, dans l’ancien potager du Château du Marquis de Girardin, contemporain de Jean-Jacques Rousseau, qui mourut ici… Voilà bientôt trois ans que nous y sommes installés et nous n’avons jamais regretté, ne fut-ce qu’une seule seconde, notre départ ! Tout était à revoir et à concevoir… Un challenge fabuleux qui nous a extrêmement stimulés. Nous avons avancé les travaux de concert, maison et jardin. Un énorme travail  !

Entrée du potager : de part et d’autre du portillon en fer forgé, deux rosiers. A gauche, « Paul’s Himalayan Musk », un liane très volubile, à droite, un bourbon « Mme Charles Baltet », à la remontance et au parfum incomparables …

Dans la maison, les pièces étaient exigües et les ouvertures, insuffisantes. Nous avions envie d’espace et de clarté. Entre les cloisons abattues, les fenêtres ouvertes, la toiture à réparer, l’électricité, la plomberie, les sols à remplacer, la peinture à substituer aux vieilles tapisseries très connotées années 70… nous n’avons pas chômé ! Mais quel plaisir de créer et d’avancer à pas de géants vers notre but : transformer une triste maison orange et marron et un jardin totalement nu et abandonné à la tondeuse, en un nid douillet très inspiré de l’ambiance 18ème siècle.

Devant le potager, à gauche, une vieille auge a trouvé sa place. Elle est surmontée d’un énorme robinet en fonte… A l’intérieur, des pots récupérateurs de résine. Au pied de l’auge, des vivaces variées dont les floraisons alternent en fonction des saisons.

Vieille comtoise recyclée en abri à insectes…

Dedans, dehors… Dehors, dedans…  On y  retrouve des influences identiques et on  ne sait plus très bien si le jardin est la 5ème pièce de la maison ou si c’est la maison qui est le hall d’entrée du jardin… C’était exactement  notre souhait de départ : créer cette unité intérieur/extérieur et nous sentir bien partout, dans des lieux que nous avions totalement ré-inventés, conformément à notre philosophie proche de la nature et d’un certain art de vie, tel que nous pouvons l’imaginer, au Siècle des Lumières.

Aujourd’hui, je vais ouvrir pour vous le chapître  » JARDIN ».  Il vit cette année son troisième printemps… C’est encore un petit enfant, mais qui marche déjà ! D’ailleurs, nous l’avons ouvert au public au début de ce mois de juin, lors de l’initiative nationale des « Rendez-vous aux jardins »… Il a été très visité sur deux jours, samedi et dimanche, et nos visiteurs nous ont dit l’avoir beaucoup aimé…

 

Massif de rosiers et de vivaces. Des rosiers modernes blancs « Iceberg », généreux et très remontants, et des rosiers anciens, « Viridiflora », un curieux rosier à fleurs vertes, « Chapeau de Napoléon », un moussu très parfumé, « Gros Provins panaché », un très joli gallique ‘… et d’autres rosiers modernes choisis pour leur beauté de roses anciennes et leurs parfums puissants, « Martin des senteurs », entre autres...

D’une surface d’environ 1800m2, il possédait à notre arrivée un énorme potentiel : bien distribué autour de la maison, planté de grands arbres adultes en périphérie et de belles haies, d’essences banales, hélas… Une vaste prairie située juste devant la maison permettait de bénéficier d’une jolie luminosité plein sud-est… Mais par ailleurs, il n’existait aucune structure et très peu de végétaux plantés : seulement un rosier adulte « Ghislaine de Féligonde », quelques autres, chétifs, rouges, de noms inconnus, et un grimpant jamais palissé, « Opalia »… Le chantier qui s’ouvrait était impressionnant mais tellement exaltant !

Au premier plan « Martin des senteurs », saumon poudré…

Vous allez découvrir en photos, le résultat de mes années d’apprentissage du jardin de l’Echassière 1. Contrairement à ce que j’avais fait lors de la création de ce premier jardin où j’étais complètement novice,  je n’ai pas du tout abordé le second de la même manière. Je savais très précisément ce que je souhaitais, en matière de plan, de structuration de l’espace, de végétaux, de couleurs, d’associations… Et surtout, je voulais donner ce qui manquait le plus à ce lieu : une âme !!!

Le coin « méditation », calme et paisible… Un endroit où j’aime bien m’asseoir, un livre à la main…

Pour moi, un jardin doit être « habité ». Il doit être capable de faire ressentir des émotions si étroitement mêlées qu’on ne sait pas très bien d’où elles tirent leur essence : des plantes, des couleurs, des odeurs, des sons, des objets du passé revisités pour servir de faire-valoir aux végétaux sans leur voler la vedette,  en apportant ce supplément de… de quoi ? C’est très difficile à expliquer. Cela se ressent…

Ici, les âmes glissent sans bruit et vous effleurent en passant…

Seuls, des objets d’autrefois bien choisis, pas trop nombreux, entourés de végétaux tout simples, comme la camomille, les ancolies, les digitales, les dicentras, les rosiers anciens… et bien d’autres encore, confortent ce sentiment de bien-être, de plénitude et de fantaisie, que j’aime éprouver quand je visite un jardin, et, à fortiori, dans le mien ! Alors, nous les chinons inlassablement dans tous les vide-greniers de France et les installons au jardin où ils poursuivent leur vie,  différemment, en beauté, dans le calme et la sérénité…

Ancien fauteuil Voltaire revisité en abri à insectes…  et qui sait ? Peut-être le fauteuil préféré du chapelier toqué qui a oublié son chapeau sur le dossier !

Jardins de curés ou de grand-mères, jardins du passé remplis de douceur de vivre et de nostalgie, voici l’ambiance que j’ai choisi de donner au jardin…

Le « lit d’Alice », comme je l’appelle… Au-dessus, un vieux cadre accueille la copie d’une illustration de la fillette, extraite de l’album original…

Tout est matière à récupération : vieux fauteuils Voltaire, horloge comtoise ou bassinoires, transformés en abris à insectes, grilles de cimetières sculptées comme des oeuvres d’art, pierres moussues, vases Médicis anciens, mais aussi, batteries de casseroles en zinc, faitouts, timbales à laits et autres accessoires de cuisine, tous détournés de leur utilisation initiale…, vieux réveils, horloges… arrêtés sur 5h, l’heure du thé, car, dans ce jardin des Merveilles où tout tourne à l’envers et se renverse en permanence, vivent Alice, le Chapelier toqué, la Reine de coeur et le Lapin blanc…

Hellébores, hostas, fétuque bleue, … Que du beau monde !

Clématites… à la folie ! En fond, peu visible sur cette photo, une vieille fenêtre qui sert de cadre à des compositions florales dans un camaïeu de violet qui rappelle celui de la clématite Vitticella…

C’est vrai, ça aide !!!

Cristal qui se balance au souffle délicat du vent…

Pampilles pour tous les temps et les arbres qu’on veut !

Charme d’un thé à la menthe, pris en tête à tête, sur des coussins fleuris…

Encore des pampilles ! Elles donnent vraiment une expression particulière au jardin, décalée, très anachronique quand le côté scintillant du baroque croise la route de la nature brute et nue…

On est bien au « PAYS DES FEES » ! C’est ce livre géant, présenté sur un chevalet en fer forgé qui le dit ! Il est protégé des intempéries par un plastique transparent adhésif.

Afin de d’apporter de l’intérêt au fond, derrière le banc, j’ai planté des rosiers grimpants palissés à l’horizontal. A terme, « Rêve d’or » et « Crépuscule », dans les mêmes tonalités de jaune poudré, palissés sur du fil de fer tendu entre 2 piquets offriront un spectacle charmant de roses parfumées ! Et leur remontance est excellente ! Tout pour plaire.

« Raubritter » et céanothes : une association que j’apprécie particulièrement.

L’antre de la Reine de Coeur… Ce massif est planté de végétaux d’ombre : hydrangéas, camélias, rhododendrons, heuchères, tiarelles, hellébores… Des géraniums vivaces « Endressii »couvrent entièrement le sol. Je n’ai aucun entretien à faire ici !

« Albertine »

La gloriette : indissociable du jardin romantique… Rosiers supportant l’ombre ‘ »Albertine », « Bobbie James »… et lierres variegatas lumineux,  sont plantés à ses pieds…

Indispensable au jardinier : une petite serre ! Des heures de bonheur à semer, repiquer, arroser, bouturer… Et quand elle a un look de style victorien, c’est encore mieux dans un jardin qui se veut résolument romantique !

Vous avez dit RECYCLAGE ? Des godillots bien heureux de ne pas avoir fini à la poubelle !

ALLO ?

Vieilles casseroles revisitées. Penser à faire 2 petits  trous à 1,5cm du fond pour constituer une petite réserve d’eau et réserver aux plantes qui aiment être au sec !  Rien ne se perd…

La maison des oiseaux : petit coin « collections », plein de charme…

Coucou Hibou, Coucou Hibou, Coucou Hibou, Coucou !

« En retard, en retard, j’ai rendez-vous queq’part, je n’ai pas le temps de dire au revoir ! »

Sur le tronc du noyer, un oeil s’est formé… Il semble observer de loin nos moindres faits et gestes… Ce jardin est décidément extraordinaire !

Le Pays des Merveilles de l’Echassière est rempli de fleurs… Ici, « Centenaire de Lourdes », sous sa forme tige, au milieu d’un massif de graminées et d’hydrangéas paniculatas

« Vous prendrez bien une tasse de thé ? » Beaucoup de porcelaines anciennes dans le jardin. Toute la déco reste en place à l’année. Il faut la remplacer souvent, malgré un entretien assidu.

… Si vous souhaitez une actualité jardinière vraiment actualisée au jour le jour, n’hésitez pas à formuler une demande d’amis sur FB, je vous y répondrai positivement, bien sûr !

En attendant, suite de la visite guidée !

Bon vieux Jules ! L’année dernière, c’était Alice, avec ses tresses blondes et son tablier rose… Pas de chance, Julot, tu l’as ratée de peu, la copine !

« Un p’tit coin de paradis, contre un coin de para- sol ! ». On est bien, ici, protégé de tout, dans l’odeur des roses et des fruits…

Ding Dong ! La cloche récupérée d’un ancien couvent sonne ! Juste dessous, une vieille plaque en fer vantant les mérites de la maison en… 1947 ! Nous n’étions pas nés… C’est sympa quand même ! Machine à coudre ancienne PFAFF qui sert de présentoir à une série de porcelaines anciennes à motifs de roses…

Petite serre de maraicher ancienne.

Vieux panneau indicateur de rue… Ca tombe bien, juste dessous, croix de cimetière, très romantique…

Une idée pour utiliser les vieilles briques qui trainent au fond du jardin : les transformer en livres ! C’est simple et ludique. Un peu de peinture et d’imagination… et voilà ! Et pour ceux-là, aucune crainte que la pluie ne les abime !

… et pourquoi donc ? Il en aurait des choses à raconter ce vieux fossile !

Quelques pensées jardinières mises en valeur sur un chevalet ancien…

 

 

Une autre idée pour inscrire quelques pensées jardinières : relier de vieilles ardoises de toit percées à deux endroits, à l’aide d’une ficelle armée et les piquer en terre à la manière d’un livre…

… et encore une idée ! Atelier de fabrication de la « jambe d’Alice », reproduction d’une autre des illustrations de l’ouvrage original… Placée au centre d’un vaste massif d’hydrangéas paniculatas « Annabelle », cette jambe émerge des feuillages et des inflorescences blanches. Au-dessus, attachées avec un fil nylon transparent dans les branches du mélèze, une théïère et quelques tasses semblent comme suspendues dans l’air…

La petite mare de l’Echassière. Peu profonde et en pente très douce, elle est un refuge et un point d’eau pour toute la petite faune du jardin, précieuse auxiliaire de la jardinière !

« Munstead Wood », un rosier-tige anglais de David Austin. Les jardiniers de la Reine de Coeur ont provisoirement abandonné leur pot de peinture… Ils doivent peindre toutes les roses blanches du jardin en… rouge ! Sinon, « Coupez-leur la tête ! »…

Dans la haie, une petite porte de forme arrondie a été installée… Devant, le lapin est prêt à s’y engouffrer. Elle conduit au Pays des Merveilles… Qui osera s’y aventurer ? La clef est là, à portée de main. Tournez-la !  Qui sait ce qu’il va vous arriver ?

 

 

 

 

2 commentaires pour : Coucou, le revoilou !

  • Bernadette BEAUVISAGE

    Très bonne idée cette reprise.ne regardant pas forcément FB chaque jour j’ai eu une vision générale de votre merveilleux jardin.un bon moment de bonbeur .j’attends la version shaby de l’intérieur.Merci

  • admin

    Merci Bernadette ! La suite, après côté jardin, côté Déco, arrive… 😉

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